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L’entraînement cérébral du Monde Economie

mai 20th, 2008 | 7 Comments | Posted in REDACTION, UTILISABILITE

Quand un titre du Monde Eco devient un véritable entraînement cérébral ! Repéré pendant ma veille via la newsletter de Décideur.com, ce titre complexe dans sa construction, qui m’a obligé à une petite gymnastique mentale : “Un krach de l’argent métal est loin d’être impossible”. Alors qu’un titre d’article doit faire mouche au rebond de l’oeil de l’internaute, celui-ci m’a obligé à un arrêt, puis à une analyse appuyée. What the f**k ?! Voyez par vous-même, au milieu de la titraille en vrac :

titre d\'article le monde

Capture de la newsletter Decideur.com du 15/05/08.

A moins que je ne sois le seul à trouver ce titre alambiqué, sa rédaction oblige le lecteur à faire une petite pirouette cérébrale pour en capter l’orientation exacte.

Au premier abord, il provoque l’hésitation : “est loin d’être” ? “Impossible” ? “Est possible” ? “N’est pas possible” ? Bla, bla, bla… Vous voyez ? Une formule négative elle-même prise à revers, c’est la déroute de l’internaute. Je rappelle que les tournures impliquant une négation complexifient l’appréhension d’un contenu, puisque le cerveau humain a de plus grandes difficultés à les traiter. C’est encore plus vrai online !

Evidemment, j’exagère un peu, ç’aurait pu être pire. Mais ce titre force en tout cas la pause (ce qui pourrait être paradoxalement positif, vu que je m’y suis attardé !) et exige un approfondissement du lecteur. Entre le verbe d’état conjugué puis enchaîné à l’infinitif, l’adjectif à valeur négative et l’adverbe qui introduit une nuance dans la formule, le rédacteur nous sème un instant. Un très bref instant, mais il l’a fait.

Je cite Jakob Nielsen : “Even that information is harder and more unpleasant to read, so people often don’t do so”. Autrement dit, même avec une info directe et courte, le moindre obstacle de consommation risque de provoquer un rejet.

Pourquoi ne pas dire : “Un krach de l’argent métal reste plausible”, ou bien titrer par l’interrogative, du genre : “Un krach de l’argent métal est-il probable ?” Avec ce petit recadrage rédactionnel, le titre dit la même chose (avec un degré de nuance discutable tout de même), plus directement, sans zig-zag… et se raccourcit de 1 à 2 mots.

Votre avis là-dessus m’intéresse. Histoire de vérifier que je suis pas le seul à trouver ce titre tortueux ; dans le cas contraire, je musclerai un peu plus mon cortex :D

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Titres d’articles : plus c’est court plus c’est bon… pour Netvibes

mai 6th, 2008 | 11 Comments | Posted in BLOGGING, REDACTION

Mon titre s’auto-contredit, j’en ai conscience… Mais je compte bien me plier à la leçon qu’il contient lors de mes prochains posts : pour les titres d’articles online, plus c’est court, mieux c’est pour Netvibes. On a déjà dû vous répéter, ici et là, que la titraille est un mélange de synthèse, de contenu explicite et de style ; mais en éditeur rebelle que je suis, je vous montre toujours le mauvais exemple avec des titres de 9 à 12 mots ! Alors oui, je me repends, parce que j’ai la preuve de mon erreur sur la capture écran qui suit :

Titres d\'articles dans les flux rss NetvibesCapture d’un Univers Netvibes en 4 colonnes

Objectivement, sur la capture ci-dessus, la palme de l’accroche revient à ma voisine - je ne le prends pas mal, elle s’y connaît. En terme d’utilisabilité (facilité de lecture et efficacité de compréhension), je suis vraiment loin du compte. 3 titres d’articles sur 5 s’étendent sur 2 lignes et gênent leur appréhension, tandis que la blogueuse d’Ecrire pour le Web affiche tous ses titres sur une ligne, en 4 à 6 mots. Et quand je fais le parallèle avec mon propre comportement d’utilisation de Netvibes, j’en ai froid dans le dos : un utilisateur qui fait de la veille et navigue en scannant les titres s’arrêtera moins sûrement sur mon widget.

La morale de cette capture écran est simple : pour simplifier la lisibilité et l’efficacité de vos titres d’articles dans leur diffusion RSS, il faut être précis et succinct. Maintenant, comment faire pour donner envie avec des titres froidement descriptifs ? Ça mérite un autre post…

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10 techniques de concepteur-rédacteur pour un titre d’article “assassin”

avril 19th, 2008 | No Comments | Posted in REDACTION

Voilà un titre très racoleur mais qui vous prouve, parce qu’il a capté votre attention, que l’art du titrage et de l’accroche joue un rôle essentiel dans la rédaction publicitaire. Je rappelle quand même, dès maintenant, que les intentions de cet article sont réellement de vous fournir 10 techniques de concepteur-rédacteur pour un titre d’article “assassin”… et pas de vous vendre un quelconque produit ou service.

La porte d’entrée de vos articles se situe au niveau du titre. Parce qu’il annonce la couleur, plus encore que le chapô, il détermine la lecture ou le rebond immédiat de l’internaute. Internaute “génétiquement” volatile, vous le savez déjà. Mais lorsque vous attaquez un titre, il ne faut pas simplement penser aux lecteurs. Il faut aussi penser “moteurs”. Une grande majorité de vos visiteurs proviennent de Google et dans une moindre mesure, de moteurs et annuaires tels que Yahoo ou MSN.

Attention, un titre “assassin” (ou “killer headline” comme aiment à le dire les copywriters anglophones) sur le Web ne sera pas le même dans la presse papier ou en publicité off line. Qu’il n’y ait pas d’amalgame, les enjeux ne sont pas exactement identiques : de nouveaux critères entrent en compte, notamment ceux du référencement naturel. Voici donc 10 techniques de concepteur-rédacteur pour un titre d’article web “assassin” :

1.Axer le titre sur un véritable avantage pour l’internaute ou concentrer le fait le plus marquant de l’information qui sera délivrée dans l’article.

2.Parler au cœur, aux besoins, à la curiosité de l’internaute : l’émotion ou le désir sont des leviers redoutablement efficaces.

3.Caler un adjectif ou un adverbe, un seul, mais extrêmement percutant, pour donner le ton à votre contenu et stimuler l’intérêt de l’internaute en recherche de vraies révélations.

4.Poser une question peut être très bon en terme d’impact, si celle-ci est vraiment digne d’intérêt et qu’elle aborde un sujet “tendance” ou “provocant” : elle peut susciter des envies de réponse irrésistibles.

5.Jouer sur l’effet d’exclusivité ou de révélation sans tomber dans la titraille de bas étage (sauf à poster sur des blogs tels que Chauffeur de… bip !).

6.Faire jouer les compteurs, c’est-à-dire utiliser des éléments chiffrés : pourcentages, nombres impactants ou attractifs et éventuellement jouer sur le sens du titre, si c’est possible, en évoquant la donnée la plus étonnante.

7.Faire remonter les termes clés en tête de titre, le plus haut possible, et les répéter dès les premières lignes (redondance dans le chapô) du post, afin que la pertinence et le poids de ces mots soient maximaux sur les requêtes des internautes. C’est une contrainte liée à l’optimisation du référencement.

8.Rédiger un titre d’une longueur de 40 à 60 signes, ou de 7 à 10 mots, sans répéter le même mot 2 fois : il s’agit encore d’une contrainte SEO.

9.Etre plus descriptif (contrainte de référencement) que stylé mais se plier habilement à cette nécessité par des tournures ingénieuses, les deux n’étant pas incompatibles (voir les autres points).

10.Choisir des sujets qui attireront nécessairement vos lecteurs, bien que je ne sois pas partisan de ce genre de blogging. J’ai remarqué, par exemple, que mes anciens posts sur Coca Cola ou les avatars South Park attiraient 10 fois plus de visiteurs que les autres. No comment.

Voilà pour ces quelques trucs de rédacteur Web, qui peuvent évidemment être complétés pas vos soins. D’autres techniques me viennent maintenant en tête, mais je vous en ferai profiter dans un futur article sur les accroches “assassines” ;-)

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