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Le marché du rédacteur est-il saturé ?

Vendredi, juin 6th, 2008

Si l’on en croit Google Trends, la rédaction web, le copywriting et les métiers éditoriaux font moins recette. Alors que, paradoxalement, les contenus publiés sur ces thèmes n’ont jamais été aussi nombreux… Et que les offres de postes ou de stages sont visiblement en hausse ! Décalage évocateur ? Les résultats plongeant obtenus dans ma petite recherche (inspirée par l’enquête éclair du blog Marketing 2.0) semblent en tout cas signaler une baisse d’intérêt.

statistiques google trends

Une vraie descente sur 4 termes-clés : “rédaction”, “rédacteur” pour la France, “editorial” et “copywriter” pour le Monde.

Globalement, comme vous pouvez le voir ci-dessus avec les requêtes “rédaction”, “rédacteur” (France), “editorial” et “copywriter” (Monde), la tendance est exponentiellement négative. Et ce malgré l’heure de reconnaissance du rédacteur / éditeur web / seo copywriter, influencée par le challenge du référencement naturel et des contraintes d’utilisabilité. Que faut-il en déduire ? Hypothèses :

  • Il y a trop de rédacteurs web, seo copywriter, webmaster éditoriaux et autres concepteurs-rédacteurs autoproclamés sur le marché de la communication on & off line.
  • Il y a une perte de confiance envers le copywriting, ce qui pourrait être dû au grand nombre de charlatans ou pseudos-gourous agissant sur le Web.
  • Le marketing rédactionnel intéresse moins. Je n’y crois pas trop, et ça irait à contresens de ma première hypothèse.
  • Le contenu écrit online étant peut-être considéré comme un simple texte optimisé, les entreprises et webmaster pensent pouvoir faire abstraction d’un expert de la rédaction web.
  • Le métier de concepteur-rédacteur / éditeur web / seo copywriter n’est plus considéré que comme une compétence et peut donc être potentiellement maîtrisé par d’autres profils polyvalents.
  • La multiplication des UGC optimisés limite de plus en plus les besoins en rédaction web.
  • Le texte est en perte de vitesse, les métiers de l’écrit avec.
  • Il faut tenir compte de la hausse de la population connectée, ce qui peut réduire la proportion de requêtes sur ces termes.
  • Les internautes tapent plus souvent des “expressions-clés” plutôt que des mots uniques, et Google Trends n’en tient pas compte.

Tout ça peut vous paraître simpliste ou fataliste, mais je ne vois pas d’autres remarques. Qu’en pensez-vous ?

100 mots… et l’internaute ne lit que 50% de vos infos

Samedi, mai 10th, 2008

La preuve qu’une écriture synthétique est fondamentale : de 30 à 100 mots, l’attention de l’internaute moyen chute de moitié. C’est l’une des conclusions de la dernière étude en utilisabilité menée par 4 chercheurs de l’Université de Hambourg, et relayée par une récente alerte de Jakob Nielsen. On savait que la longueur des textes online était déterminante pour leur efficacité, c’est donc confirmé, résultats à l’appui.

Se basant sur les comparaisons entre différents formats textuels de pages web (de 30 à 1200 mots environ), Jakob Nielsen explique d’abord que les internautes passent plus de temps sur les contenus les plus longs, mais que la perte d’attention plonge de 82% au-delà d’un certain seuil : “Users tend to spend more time on pages with more information. However, the best-fit formula tells us that they spend only 4.4 seconds more for each additional 100 words”. 4,4 secondes pour parcourir 100 mots. Capisce ?

Graphique lecture des internautes

Au-delà de 30 mots, la lecture réelle s’appauvrit rapidement.

Comme vous pouvez le constater dans le graphique ci-dessus, la quantité d’information réellement assimilée par l’internaute se réduit facilement en peau de chagrin. A 500 mots, l’internaute lit 30% du contenu. Il scanne ou survole simplement à hauteur de 60%. Que dites-vous de ça ? En rappelant évidemment qu’il s’agit d’une moyenne déduite par Jakob Nielsen, et que les profils d’utilisateurs fluctuent.

Je pense personnellement que ces données doivent avoir un impact plus fort sur les sites à vocation commerciale. Là où le lecteur recherche activement de l’information, il aura tendance à être plus attentif (vous êtes toujours là, la preuve ?). Les précédentes études Eyetrack l’ont démontré. Mais lorsqu’il s’agit de vendre un produit ou un service, mieux vaut être direct, éviter le verbiage, produire une écriture concise et claire au possible. En évitant de dépasser les 100 mots, ou 600 signes, notamment pour des pages de présentation.

Je sais, ce n’est pas vraiment mon cas. Mais vous êtes un lecteur ou une lectrice de haut niveau, n’est-ce-pas ? ;-)

Anecdote : il paraît que le bouton BACK est le troisième élément le plus utilisé sur le Web, juste derrière les liens hypertextes et les boutons “call-to-action”.

Via L’Alertbox de Jakob Nielsen : “How little do users read ?”