
Les performances de l’e-mailing, quoi qu’on en dise, sont en perte de vitesse, pour de nombreuses raisons : sursollicitation, inadéquation des offres, filtrage, manque de créativité, etc. Mais s’il y a un annonceur qui réussit à sortir du lot dans ma boîte mail, c’est Eurostar. Des objets délirants, des créas déjantées et des choix ergonomiques qui brisent les règles établies : et si c’était ça, la recette de la disruption ?
Si je me fie aux campagnes qui traînent dans mes spams et aux quelques créas sur lesquelles j’ai déjà bossé, l’e-mailing reste un support de marketing direct ou relationnel important, avec des principes de conception et de routage bien établis. Objet, premier tiers, message, call to action, largeur de l’email et j’en passe, sont autant de leviers relativement stricts que l’on doit respecter selon les professionnels du MD online.
Ok. Et maintenant, vous dites quoi de cet e-mailing d’Eurostar ? Complètement chaotique, plus de 2000 pixels de large (scroll horizontal garanti), des infos en pagaille, des call to action apparemment éparpillés, un argumentaire éclaté comme la navigation…


Ça pète visuellement, ça interpelle. La créa graphique, le message et les accroches jouent clairement sur la crise mais sur un ton décalé. Résultat, j’ai scrollé sur toute la largeur pour explorer cet e-mailing ovniesque. Après l’objet qui tease la curiosité avec un style très bourrin (”Londres tape une crise d’hystérie”) le contenu remplit sa mission efficacement, incitant la cible (moi) à cliquer dans tous les sens au fil des messages.
Votre avis ?