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7 conseils pour créer et développer une activité grâce à votre expertise

mai 12th, 2008 | 2 Comments | Posted in E-BUSINESS, FEATURED, GESTION DE PROJET

Chacun d’entre nous possède sa propre expertise, quel que soit le domaine d’activité. Peut-être êtes-vous prêt(e) à vous lancer dans l’infopreneuriat ? Gautier Girard, entrepreneur et éditeur du très bon site Gautier Girard.com, nous livre dans ce guest-post 7 conseils éprouvés pour créer et développer une activité… grâce à ses compétences. Bonne lecture !

Dans une société de l’information et de la connaissance, vous et moi sommes cherchons sans cesse à accumuler de nouvelles compétences dans des domaines très variés. Des cours d’anglais aux méthodes pour savoir communiquer (en passant par les recettes de cuisine), un véritable marché de la connaissance prend forme en francophonie.

Ce marché de la vente de connaissances s’appelle « l’infopreneuriat » : en tant qu’entrepreneur de l’information, vous formez et informez des personnes intéressées par des problématiques très concrètes… en vous faisant payer pour cela. Ce marché dépoussière le marché du conseil. Il constitue une excellente opportunité pour valoriser vos diplômes, vos connaissances et vos succès professionnels; et mêmes vos passions. Car pour une fois, chacun peut monétiser ses connaissances et passions, même sans diplôme ou CV de 4 pages.

1. Identifiez un marché et réfléchissez à des formats

A partir de votre expérience, trouvez quels sont les besoins sur lesquels vous constatez de la demande. Regardez l’état de la concurrence et mesurez vos points forts et vos points faibles par rapport à vos confrères : que pouvez-vous apporter de plus ou de complémentaire ? La différenciation peut se faire sur plusieurs critères : la géographie, le prix, la clientèle visée, les produits.

Et bien-sûr, le format. Aujourd’hui, il est possible de vendre ses informations de manières très différentes : livres imprimés, livres électroniques, livres audio, DVD, guides, conférences, vidéoconférences, téléconférences, services de mentorat, cours à distance (téléphone ou messagerie instantanée par exemple), sites communautaires, blogs, etc.

Une façon de contourner la concurrence dans votre secteur peut simplement se résumer à proposer un format différent de celui de vos confrères.

2. Créez de vrais produits

Vendre votre expertise, c’est (presque) comme si vous vendiez des vêtements, des bijoux ou des yaourts. Qui dit entreprise dit produits : donc les lois du commerce s’appliquent à vous. Et ce même si vous vendez des services de conseil. L’approche produit implique donc une démarche professionnelle pour conquérir et satisfaire de futurs clients avec des solutions adaptées.

Cela veut dire que pour lancer et développer votre activité professionnelle, vous ne pourrez pas vous passer d’une bonne dose de « packaging ». Vendre ses connaissances, c’est très abstrait. Donc invendable. C’est à vous de rendre vos connaissances concrètes. Et donc vendables.

3. Ne partez pas de zéro

Associez au maximum votre « historique » professionnel à votre nouvelle activité. Ne vous jetez pas dans votre nouvelle activité sans pouvoir montrer un réel « historique » de vos compétences. Pourquoi êtes-vous expert et quels sont les faits qui ont prouvé votre expertise ? Si vous le pouvez, associez vos clients et collaborateurs passés : qui mieux qu’un client ou qu’un ancien responsable ou collaborateur peut témoigner de vos compétences ?

Que votre activité concerne les loisirs ou le travail, prouvez ce que vous prétendez être.

4. Renforcez et utilisez votre réseau de contacts

Tissez des liens avec d’autres personnes qui évoluent dans votre secteur : confrères, sites, blogs et forums spécialisés, participation aux événements. C’est déjà difficile de se lancer, ça l’est encore plus lorsqu’on se lance seul. Le partage et l’échange sont des chances uniques d’aider et d’être aidé.

5. Evangelisez autour de votre expertise et de votre marché

Rendez vos compétences proches des besoins concrets des gens sans galvauder votre image. Le public s’intéresse à ce qui leur paraît accessible. Vous savez qu’un avocat est utile pour toute question juridique. Votre activité devrait paraître immédiatement utile pour toute question en relation avec le marché que vous visez.

De cette façon vous vous présentez comme une solution à un besoin.

6. Faites parler de vous

Faites du « bruit » autour de votre activité : faites parler de vous et laissez des traces. Progressivement et de façon saine, ces traces augmentent votre crédibilité. D’un statut de nouvel arrivant, vous passez à moyen et long terme au statut d’expert reconnu. Cette évolution de statut répond à une autre problématique marketing : démontrer que vous répondez à ce que les gens veulent.

7. Utilisez des méthodes qui ont fait leur preuve pour trouver vos clients

Publicité, mailing, phoning, blog, sponsoring, annonces, référencement, liens sponsorisés, affiliation et parrainage, plaquettes, cartes de visite… puisez dans la panoplie des méthodes existantes pour trouver et démarcher vos nouveaux clients.

Si vous ne pouvez pas utiliser au moins 3 canaux « classiques », c’est probablement que votre marché est trop restreint ou que vos produits sont mal adaptés. Le risque est de « vivoter » plus que de « vivre de votre activité ».

En conclusion

Vendre ses connaissances, c’est très facile depuis quelques années grâce à la technologie. Le statut d’auto-entrepreneur (2008) facilite les démarches administratives et la gestion quotidienne. Il est même possible (et facile) de créer sa société à côté de son emploi.

Cela dit, si « l’infopreneur » monétise ses connaissances très facilement, il est sujet comme toute entreprise aux lois du commerce. Comme ailleurs, le travail de fond et de qualité permet de se lancer, de durer et de prospérer. Le marché est en plein boom… qu’attendez-vous pour monter votre propre affaire ? ;-)

A propos de l’auteur : Gautier Girard est éditeur du site d’informations “L’art d’entreprendre accessible à tous”, dédié aux entrepreneurs. Il propose des articles à destination des créateurs, des repreneurs et des managers d’entreprises.

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Je suis infopreneur : et vous ?

avril 19th, 2008 | No Comments | Posted in GESTION DE PROJET, REDACTION

Friand de tous les nouveaux termes très 2.0, construits à partir du terme entrepreneur (”entreprenaute”, “solopreneur”, etc), je me sens un peu obligé de vous parler d’un mot-valise très approprié : “infopreneur”. Je suis un infopreneur : et vous ?

Il faut d’abord savoir ce qu’est un infopreneur même si, en tant que lecteur ou lectrice éclairé(e), vous avez flairé le sens caché de ce néologisme. L’infopreneur est un professionnel qui partage ses connaissances et son expérience, via tout type de publication, que ce soit des articles, des newsletters, un blog, etc. “L’infopreneur est membre à part entière de la « nano-publication», un type de diffusion de contenu qui est apparu en particulier grâce à l’émergence des blogs ainsi que le transfert de quantité de plus en plus importante de consommateurs des médias classiques vers le web.” (N’ayez pas peur)

Son partage d’information, s’il n’est pas toujours monétisé, reste une contribution à forte valeur ajoutée. Vous remarquerez qu’en me présentant comme infopreneur, je me prends un peu au sérieux. Comme je l’expliquais il y a quelques semaines à un designer graphique, Fremox, tout professionnel capable de mettre en forme ses idées et de communiquer sur ses compétences, avec un parti pris éditorial, a intérêt à devenir infopreneur. Pour plusieurs raisons :

> C’est une méthode très pratique pour mettre à plat ses acquis et compiler diverses réflexions. Les contenus générés peuvent d’ailleurs être retravaillés et compilés dans l’optique de la création d’un livre blanc.

> C’est une contribution exceptionnelle à l’identité numérique, du moment que l’on produit un contenu régulier, utile, professionnel. Montrer son savoir faire ne peut avoir que des effets positifs dans la gestion de sa carrière professionnelle, mais aussi dans la création d’un réseau ou dans le recrutement de prospects. C’est un retour sur investissement non immédiat, mais c’en est un.

> C’est aussi un statut qui peut apporter des compensations financières (notamment via l’affiliation d’un blog), mais il ne faut pas faire de cette troisième possibilité un objectif prioritaire.

L’infopreneuriat n’est pas une nouveauté en soi, c’est sûr, mais le fait d’apposer un nom à cette tendance a l’avantage d’officialiser une activité prenante, qui atteint son paroxysme avec les blogueurs professionnels. Ma propre implication dans mes blogs tourne autour de 12 heures par semaine, en plus de mon job en agence ; et pour vous, qu’en est-il ?

Parmi les blogs d’infopreneurs que je suis régulièrement, je peux citer Simple Entrepreneur (exemple très parlant), ReadWriteWeb, Le blog de Bertrand Duperrin, Action-Redaction, Copyblogger, Copywriting.com, K3 Blogue… Même si les objectifs de chacun sont sensiblement différents. Avez-vous déjà un pied dans l’infopreneuriat ? Si oui, n’hésitez pas à me faire connaître vos publications ou votre blog spécialisé en postant un commentaire.

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