
Depuis quelques mois, le blog d’entreprise commence à faire des émules. Mais entre blogs réussis et stratégies à côté de la plaque, vous hésitez : êtes-vous prêt pour l’aventure du “corporate blogging” ? Si vous voulez une réponse de blogueur - et communicant - passez donc le petit “psycho-test” qui suit. Vous saurez ENFIN si vous êtes blogueur d’entreprise dans l’âme. Évidemment comptez les points. Sans tricher…
Les médias sociaux, pour vous, c’est plutôt :
1. Je crois qu’on ne parle pas la même langue
2. Une tendance comme une autre, faut en profiter tant que ça marche
3. Un territoire de développement incontournable pour mon entreprise
Pourquoi voulez-vous créer un blog ?
1. Ben… Euh… Pourquoi pas ?
2. Avec un peu de chance, ça peut améliorer ma communication
3. Pour m’exprimer, veiller, créer le débat, obtenir des feedbacks, animer une communauté…
Si je vous demande de parler de votre métier ou secteur d’activité…
1. Franchement, ça prendra pas plus de 10 secondes
2. Ouaip, mais ça ne me passionne pas des masses
3. On en discute autour d’un verre ?
Quel est votre niveau de liberté en terme d’information ?
1. Zéro. Tout est sensible.
2. Ce qui se publie doit être d’abord contrôlé et tamisé
3. C’est un blog, donc pas d’entraves
Parlez-moi de vos centres d’intérêt…
1. Mon entreprise c’est la meilleure
2. Mon activité et tout ce qui fait partie de son écosystème
3. Parlez-moi plutôt des vôtres
Quelle est votre vision d’une communication intelligente ?
1. Un bon gros dispositif de matraquage publicitaire
2. Faire tout ce qu’il faut pour être en première page sur Google
3. Produire un contenu à valeur ajoutée pour gagner en autorité et développer des discussions
Quelle(s) différence(s) y aura-t-il entre votre blog et votre site Web ?
1. Rien, on copie-colle les contenus, c’est plus facile
2. Le blog remplacera principalement la page actus
3. Des tas. La présentation, les publications, le ton, etc
Plusieurs prospects ou utilisateurs vous envoient des remarques négatives :
1. Modération immédiate
2. On ne peut pas plaire à tout le monde
3. Merci à eux, la critique est constructive
Vous devez publier régulièrement, vous allez vous en sortir ?
1. Ah parce qu’il faut publier ? Erf…
2. Je pondrai quelques articles ici et là
3. J’ai le webmaster idéal sous la main
Est-ce que vous avez prévu des podcasts, des e-books ou un widget ?
1. Je vais demander à mes employés s’ils peuvent s’en procurer
2. Pas pour le moment, faut pas se prendre la tête
3. Bien sûr, ça fait partie de ma stratégie d’animation
Les liens externes :
1. Pas de ça dans mes articles
2. Seulement si mes utilisateurs restent ici
3. Dès que j’ai quelque chose d’intéressant à partager
Enfin : votre position concernant la propriété intellectuelle ?
1. J’attaque illico celui qui reprend mes contenus
2. Un avertissement d’abord, après on mord
3. Creative Commons : servez-vous du moment que vous citez vos sources
Vous avez moins de 18 points
Malheureux, laissez tomber. Vous n’êtes pas fait pour le corporate blogging. Vous n’avez certainement jamais entendu parler du marketing communautaire et vous pensez que les trolls n’existent que dans les romans d’heroïc fantasy. Ne bloguez pas, vous iriez droit dans le mur… Si seulement vous réussissiez à attirer des visiteurs.
Vous avez entre 18 et 30 points
Vous êtes en bonne voie mais votre projet de blog d’entreprise est faillible. Reprenez votre réflexion, demandez conseil à un professionnel des médias sociaux, et vous pourrez transformer ce potentiel en projet. En attendant, vous devez potasser quelques livres blancs sur le corporate blogging, passer plus de temps sur la blogosphère et en prendre de la graine.
Vous avez plus de 30 points
Chapeau : vous avez tout compris, c’est vraiment le moment de lancer votre blog d’entreprise. Vous avez un pied dans les médias sociaux et avez saisi les fondamentaux du marketing communautaire et de la content strategy. A coup sûr, vous éditerez un blog d’entreprise efficace et durable. Tous mes voeux !
Visuel via Mexicanwave, Flickr
Sur un blog d’entreprise, (presque) tous les commentaires sont bons à prendre
Pour conseiller et administrer 2 blogs d’entreprises, en parallèle du Blog du CR, le sujet des commentaires me paraît essentiel. Les commentaires d’un blog personnel et ceux d’un blog d’entreprise n’ont pas le même enjeu, ni la même tonalité. À l’exception de certains blogueurs à fort trafic qui subissent parfois les sal*per*es gratuites de quelques trolls, les blogueurs amateurs sont tranquilles. Ce qui n’est pas toujours le cas sur un blog d’entreprise.
Quand tout va bien…
Soit la fréquentation est bonne, et les commentaires rares mais encourageants – ce qui est le cas pour le premier blog sur lequel j’interviens, dans l’univers de la décoration ethnique.
La thématique ne présente pas d’écueils, le dialogue s’instaure en douceur, les commentaires sont plus souvent des questions, auxquelles il est utile de répondre au travers d’un article lorsqu’elles sont pertinentes. Les commentaires nourrissent alors l’éditorial de façon constructive, organique.
On n’évite jamais les trolls, évidemment. Quand on les a bien identifiés (commentaire hors propos, gratuitement agressif, spammy, répétitif, etc), c’est le bon moment pour modérer.
Et quand ça attaque sec.
Ça, c’est dans le cas du second blog. Créé en pleine période de crise pour un secteur d’activité lapidé par les médias (je vous laisse deviner), ce blog présente un haut risque au niveau des commentaires. Dès la deuxième semaine, quelques visiteurs ont commencé à tirer à boulets rouges sur l’éditeur du blog. Pas étonnant.
Dans une situation de crise mais pour des raisons différentes, le blog Ucar Le Débat a auparavant démontré la violence verbale dont sont capables les internautes. Quand une marque ou un professionnel prend la parole online, elle ou il s’expose au pire.
Le truc, c’est que les commentaires sont rarement argumentés. Pour la plupart, c’est un défouloir sans apport. Alors ça ne tient pas la route si l’éditeur du blog laisse les gens s’exprimer, pour répondre ensuite de façon globale, rapide, transparente, objective et solidement appuyée par des faits.
C’est la base de la diplomatie sur le Web, peut-être la meilleure manière de se sortir d’une situation de crise. Le blog a déjà démontré son efficacité dans ce contexte, à l’image de Jean-Claude Puerto-Salavert, dont l’entreprise a glissé doucement hors de la tempête après quelques réponses intelligentes, via des articles.
C’est le conseil que je donne aujourd’hui à mon client. Modérez les attaques gratuites et outrageantes. Laissez filer les commentaires violents, ça prouve que le blog est un espace de libre expression. Puis faites valoir votre droit de réponse dans un post, avec diplomatie, en parlant de façon positive, argumentée. Mettez en valeur les interventions constructives pour alimenter votre discours.
Mieux encore, si les commentaires ne sont pas trop nombreux, faites suite avec un email personnalisé.
Une expérience de ce genre à partager ?
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