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“Effet IPod”. Un style d’écriture saccadé. Télégraphique.

novembre 6th, 2008 | 5 Comments | Posted in EMAILING, INSOLITE, MARKETING, REDACTION, TRENDS

Un style d\'écriture saccadé, télégraphique, sur un emailing Apple IPod

Vous l’avez peut-être remarqué en scannant les dernières campagnes publicitaires, il y a un style d’écriture qui séduit de plus en plus les concepteurs-rédacteurs. Moi y compris, autant l’avouer tout de suite. Sur le blog de Provokat, on parle de “la maladie de mettre des points après tous les mots pour donner un rythme, de l’importance ou je ne sais quoi”. Perso, je dis “Effet IPod”.

Apple, avec son petit joujou techno adulé, a démocratisé un style d’écriture saccadé, notamment via les campagnes d’e-mailing pour le produit. Les pubs TV d’Apple ne sont pas en reste avec leur ton direct, épuré et ultra concis. Cette mode rédactionnelle privilégie les accroches courtes, entrecoupées de points, martelées. Comme une façon de taper du poing sur la table, d’attirer l’attention, de théâtraliser l’accroche.

Jetez un œil à la capture d’un e-mailing pour IPod Shuffle. La bodycopy pousse cette tendance rédactionnelle à l’extrême : “Portez votre musique accrochée à la manche. À la ceinture. Ou à votre short de sport. IPod Shuffle. Dans quatre nouveaux coloris éclatants. À partir de 49 € TTC.”

C’est carrément télégraphique. Et limite indigeste, non ?

Là où le concepteur-rédacteur lambda avait l’habitude de placer des virgules, il tronçonne désormais ses phrases en distinguant expressions d’action, groupes nominaux, épithètes et compléments. Le rythme est énergique, les segments claqués abruptement. Au risque de mener à n’importe quoi, comme le prouve l’exemple donné ici.

Que vous inspire ce style d’écriture ? Vous l’employez ? Vous aimez ? Vous détestez ? Si vous avez des explications supplémentaires sur la source ou le rôle de ce tic (toc ?) rédactionnel, merci de les partager ici… Commentez. Discutez. ;-)

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Titres d’articles : plus c’est court plus c’est bon… pour Netvibes

mai 6th, 2008 | 11 Comments | Posted in BLOGGING, REDACTION

Mon titre s’auto-contredit, j’en ai conscience… Mais je compte bien me plier à la leçon qu’il contient lors de mes prochains posts : pour les titres d’articles online, plus c’est court, mieux c’est pour Netvibes. On a déjà dû vous répéter, ici et là, que la titraille est un mélange de synthèse, de contenu explicite et de style ; mais en éditeur rebelle que je suis, je vous montre toujours le mauvais exemple avec des titres de 9 à 12 mots ! Alors oui, je me repends, parce que j’ai la preuve de mon erreur sur la capture écran qui suit :

Titres d\'articles dans les flux rss NetvibesCapture d’un Univers Netvibes en 4 colonnes

Objectivement, sur la capture ci-dessus, la palme de l’accroche revient à ma voisine - je ne le prends pas mal, elle s’y connaît. En terme d’utilisabilité (facilité de lecture et efficacité de compréhension), je suis vraiment loin du compte. 3 titres d’articles sur 5 s’étendent sur 2 lignes et gênent leur appréhension, tandis que la blogueuse d’Ecrire pour le Web affiche tous ses titres sur une ligne, en 4 à 6 mots. Et quand je fais le parallèle avec mon propre comportement d’utilisation de Netvibes, j’en ai froid dans le dos : un utilisateur qui fait de la veille et navigue en scannant les titres s’arrêtera moins sûrement sur mon widget.

La morale de cette capture écran est simple : pour simplifier la lisibilité et l’efficacité de vos titres d’articles dans leur diffusion RSS, il faut être précis et succinct. Maintenant, comment faire pour donner envie avec des titres froidement descriptifs ? Ça mérite un autre post…

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10 techniques de concepteur-rédacteur pour un titre d’article “assassin”

avril 19th, 2008 | No Comments | Posted in REDACTION

Voilà un titre très racoleur mais qui vous prouve, parce qu’il a capté votre attention, que l’art du titrage et de l’accroche joue un rôle essentiel dans la rédaction publicitaire. Je rappelle quand même, dès maintenant, que les intentions de cet article sont réellement de vous fournir 10 techniques de concepteur-rédacteur pour un titre d’article “assassin”… et pas de vous vendre un quelconque produit ou service.

La porte d’entrée de vos articles se situe au niveau du titre. Parce qu’il annonce la couleur, plus encore que le chapô, il détermine la lecture ou le rebond immédiat de l’internaute. Internaute “génétiquement” volatile, vous le savez déjà. Mais lorsque vous attaquez un titre, il ne faut pas simplement penser aux lecteurs. Il faut aussi penser “moteurs”. Une grande majorité de vos visiteurs proviennent de Google et dans une moindre mesure, de moteurs et annuaires tels que Yahoo ou MSN.

Attention, un titre “assassin” (ou “killer headline” comme aiment à le dire les copywriters anglophones) sur le Web ne sera pas le même dans la presse papier ou en publicité off line. Qu’il n’y ait pas d’amalgame, les enjeux ne sont pas exactement identiques : de nouveaux critères entrent en compte, notamment ceux du référencement naturel. Voici donc 10 techniques de concepteur-rédacteur pour un titre d’article web “assassin” :

1.Axer le titre sur un véritable avantage pour l’internaute ou concentrer le fait le plus marquant de l’information qui sera délivrée dans l’article.

2.Parler au cœur, aux besoins, à la curiosité de l’internaute : l’émotion ou le désir sont des leviers redoutablement efficaces.

3.Caler un adjectif ou un adverbe, un seul, mais extrêmement percutant, pour donner le ton à votre contenu et stimuler l’intérêt de l’internaute en recherche de vraies révélations.

4.Poser une question peut être très bon en terme d’impact, si celle-ci est vraiment digne d’intérêt et qu’elle aborde un sujet “tendance” ou “provocant” : elle peut susciter des envies de réponse irrésistibles.

5.Jouer sur l’effet d’exclusivité ou de révélation sans tomber dans la titraille de bas étage (sauf à poster sur des blogs tels que Chauffeur de… bip !).

6.Faire jouer les compteurs, c’est-à-dire utiliser des éléments chiffrés : pourcentages, nombres impactants ou attractifs et éventuellement jouer sur le sens du titre, si c’est possible, en évoquant la donnée la plus étonnante.

7.Faire remonter les termes clés en tête de titre, le plus haut possible, et les répéter dès les premières lignes (redondance dans le chapô) du post, afin que la pertinence et le poids de ces mots soient maximaux sur les requêtes des internautes. C’est une contrainte liée à l’optimisation du référencement.

8.Rédiger un titre d’une longueur de 40 à 60 signes, ou de 7 à 10 mots, sans répéter le même mot 2 fois : il s’agit encore d’une contrainte SEO.

9.Etre plus descriptif (contrainte de référencement) que stylé mais se plier habilement à cette nécessité par des tournures ingénieuses, les deux n’étant pas incompatibles (voir les autres points).

10.Choisir des sujets qui attireront nécessairement vos lecteurs, bien que je ne sois pas partisan de ce genre de blogging. J’ai remarqué, par exemple, que mes anciens posts sur Coca Cola ou les avatars South Park attiraient 10 fois plus de visiteurs que les autres. No comment.

Voilà pour ces quelques trucs de rédacteur Web, qui peuvent évidemment être complétés pas vos soins. D’autres techniques me viennent maintenant en tête, mais je vous en ferai profiter dans un futur article sur les accroches “assassines” ;-)

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