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Social Media Optimisation + SEO Copywriting + RSS + Linkbaiting

Les rapports analytics le prouvent : les médias sociaux possèdent un réel potentiel en matière de génération de trafic. Après analyse des 20 meilleures sources de trafic du Blog du CR, au mois de septembre, j’ai dégagé 4 principaux leviers générateurs de fréquentation : le SEO Copywriting, le RSS, le Linkbaiting et “last but not least”, le Social Media Optimisation (SMO). Histoire d’en tirer un diagramme visuellement parlant et d’en déduire quelques conclusions.

Côté méthode, j’ai listé les 20 sources les plus performantes puis distingué 4 dénominateurs communs relativement objectifs (les leviers cités), plus une catégorie Divers comprenant pour l’anecdote… ma signature de mail. Notez bien que les visites directes et les publications exportées – explication en fin d’article – n’entrent pas en compte dans le calcul. Ce qui nous donne ceci grâce à ma calculette de PC… et au très pratique Chartpart :

Schéma en camembert de la fréquentation du blog / site

Une majorité écrasante du SEO Copywriting

Je pense que vous connaissez déjà le principe du SEO Copywriting, et même un certain nombre des ses fondamentaux. Il s’agit tout simplement de la production de contenu optimisé pour le référencement naturel, ce qui peut être assimilé à la rédaction Web. Rédaction Web, Webwriting ou SEO Copywriting, pas besoin de se torturer l’esprit, c’est du pareil au même.

Une source qui draine, sur le Blog du CR, plus de 70% des visites : ce rôle décisif dans la génération de trafic est bel et bien la preuve que le contenu optimisé, régulier et ʺrelevantʺ (utile & pertinent), mérite son statut de ʺkingʺ. Encore et toujours, confier ses pages à un bon éditeur de contenus fait toute la différence !

Attention quand même à ne pas s’emballer trop vite sur le SEO Copywriting. Il est peut-être la cause d’un contenu performant, mais pas obligatoirement celle d’une forte notoriété… Il faut savoir faire la part des choses dans un univers où tout ne se joue plus exclusivement sur le Search Engine Marketing.

Le SEO Copywriting s’avère très efficace, mais ce n’est pas nécessairement le nerf de la guerre. On ne doit pas choisir entre stratégie technique et stratégie relationnelle.

Le RSS, tout simplement indispensable

Selon Benchmark.fr, “le RSS est non seulement un dénominateur commun aux sites Web 2.0, mais c’est un nouvel outil marketing qui prouve son efficacité. C’est le nouveau média de gestion de la relation de fidélisation”

Il suffit de jeter un œil au camembert pour en avoir la confirmation. Proposé à l’abonnement via agrégateur et newsletter, ou encore disponible au format widget, le RSS (pour Really Simple Syndication) permet la transportabilité du contenu et assure une consultation régulière des publications et podcasts.

Si vous proposez vous-même un flux rss, voire plusieurs, je vous conseille vivement de tester l’annuaire de flux IndexWeb. Il m’apporte des visites intéressantes et complémentaires grâce à l’indexation de mon propre flux. Pour plus d’informations sur le RSS, visitez le blog IFeedGood.

Un vrai apport du Linkbaiting

Le linkbaiting, c’est un peu le mot à la mode chez les éditeurs pour parler de la pêche aux liens naturels. Autrement dit, produire un contenu d’intérêt pour inciter d’autres éditeurs à “buzzer” en générant des backlinks (liens retours) vers vos pages… “Comme toute bonne source d’informations, le fait d’avoir du texte et des références de bonne qualité génère du lien. (…) On complète ainsi le trafic (…) par une campagne virale de notoriété” (Legitiname)

Certains blogueurs créent un grand nombre de contenus à forte valeur (articles techniques, livres blancs, schémas descriptifs ou interprétatifs, vidéos, etc) ou tout simplement sujets à débat ou controverse. Et naturellement – c’est le cas de le dire – provoquent des liens vers leurs publications.

Ces liens sont extrêmement importants car, en plus de générer un trafic qualifié vers votre blog / site Web, ils augmentent votre “Trust Rank” (Google) et votre “Autorité” (Technorati). Alors un conseil : avant de foncer tête baissée dans l’optimisation technique de vos contenus, créez-en des séduisants. Ou, pour reprendre Chris Garrett : “You need to have a strategy for keeping your visitors, to create loyalty. An authority blog is a natural solution to that.”

Les belles promesses du SMO

“On peut distinguer deux stratégies bien différentes à mettre en œuvre. D’un côté, le classique SEO (Search Engine Optimisation ou référencement naturel) et de l’autre, le tout nouveau SMO (ou Social Media Optimisation, la génération de trafic via les réseaux sociaux)”. Comme le remarque si justement Abondance, le SMO, pour Social Media Optimisation, est une approche en plein essor.

Face à la recherche de contenus via Google, le maillage des réseaux et plateformes socialisantes propose une autre façon de partager l’information, de la commenter, de la promouvoir. Et vous savez quoi ? “Les médias sociaux sont plus populaires que les sites pornos”. Ainsi Twitter, Facebook et Blogasty génèrent un trafic alléchant, pas encore suffisant, mais prometteur si j’en juge mes amorces.

Je vous le disais déjà dans mon article sur la Content Strategy : “Entamez des discussions, commentez, partagez vos contenus de qualité. Faites-en la promotion sur votre réseau, sur les pro-ams (sites de contenus semi-professionnels, semi-amateurs), sur les digg-like, Technorati, Facebook, Twitter, les plateformes de partage telles que Flickr ou YouTube, etc. Favorisez le bookmarking et offrez la possibilité d’embarquer.”

Penser “Présence” plutôt que “Fréquentation”. Bref, publication 2.0.

Au final, le gain de trafic obtenu via les leviers 2.0 est d’environ 25%. Soit un quart de la fréquentation totale, ce qui, comme je viens de le dire, est encore faible compte tenu d’une faible utilisation des digg-like (notamment). L’apport des moteurs de recherche (principalement Google, cela va sans dire) reste écrasant, certes. Mais j’ai pu remarquer une perte de parts progressive depuis que je renforce l’action dite SMO…

L’aspect le plus intéressant de cette analyse ne se trouve pas dans le graph. Normal puisqu’il s’agit de la consultation satellite des publications, sur d’autres plateformes, agrégateurs ou pro-ams (des sites comme le JDN, Newzy, Social Media Actualités - où mes contenus ont été les plus lus sur la première semaine d’octobre, par exemple).

EDIT : Quelques heures seulement après sa publication, cet article devient article du jour sur Social Media Actualités - les “vues” montent vers la centaine 3 jours après. Mieux, il est relayé en exemple par le Twitter de Social Media Today qui compte près de 600 followers. Pour mon blog, un nombre de visites presque nul mais un impact utile en terme de visibilité. Exemples à l’appui :

Social Media Actualités, article du jour

Citation par Social Media Today via Twitter

Être fréquenté ne signifie plus, à mon sens, générer un trafic épicentré sur son site ou blog, mais bien entretenir une présence fixe et satellite, de manière morcelée mais stratégique. C’est là que, comme le dirait Sylvain Guéguen, se crée l’enjeu des contenus exportables ! Vouloir générer du trafic exclusivement sur les contenus en local (sur le blog ou le site lui-même) va à contre-sens d’une publication 2.0, souple, communautaire, mobile… tentaculaire ?

A vous maintenant de débattre sur ce sujet. Ça promet d’être passionnant…

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Trendwatching : discuter pour générer du contenu (et vice-versa)

octobre 8th, 2008 | 1 Comment | Posted in EMAILING, MARKETING, REDACTION, SOCIAL MEDIA, TRENDS

Posez votre question à Trendwatching

Pour faire suite au post d’Olivier, Marketing de conversations vs Marketing de contenu, je tenais à signaler l’initiative très 2.0 de Trendwatching. Ceux qui me lisent régulièrement savent à quel point j’apprécie l’approche communicante de ce site, au-delà de ses excellents briefs de tendances. Trendwatching confirme une nouvelle fois sa justesse en appelant ses utilisateurs à poser leurs questions… pour fournir des réponses dans le cadre d’un brief “hors-série”.

“Dear Ange, We hope you enjoyed our latest trend briefing on PERKONOMICS. Now, to practice what we preach, we’d like to offer you a little perk of our own: the opportunity to send us the trend questions you want answers to.” Comme toujours, la prise de contact se fait par un e-mail sobre, très one-to-one, sur un ton rédactionnel exemplaire. Sobre, empathique et synthétique. La promesse de Trendwatching est simplement de bons sens marketing : vous qui avez lu notre brief sur le marketing des privilèges, posez-nous vos questions sur les tendances abordées et nous y répondrons dans un brief exclusif.

Marketing collaboratif pour Trenwatching

Trendwatching rebondit ingénieusement sur son contenu de qualité pour engager une conversation, elle-même source d’un nouveau contenu à caractère “spécial”. Une sorte de FAQ de tendances inspirée par les utilisateurs. On y collera les termes qu’on veut, “crowdsourcing” (pour les idées), “discussion marketing”, “content marketing”… C’est pas beau ça ?

Pour poser votre question, c’est par ici

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La rédaction Web n’est qu’une compétence, pas un métier

octobre 2nd, 2008 | 13 Comments | Posted in MARKETING, REDACTION

Rédacteur web inconnu

Le métier de rédacteur référenceur n’existe pas. Ce n’est pas moi qui le dit mais Jean-Yves Garel, de l’agence éditoriale Dithyrambe. Dans l’article éponyme publié le 19 septembre, l’auteur pointe le clavier sur une distinction importante : rédiger pour le Web, ce n’est pas faire le boulot d’un référenceur. Un avis bien tranché, mais… pas très loin de la vérité. Voici mon point de vue de concepteur-rédacteur passionné de marketing interactif, auquel vous êtes invité à réagir.

Si vous vous êtes offusqué du titre, je vous conseille de bien lire entre les lignes qui suivent. Vous comprendrez où je veux en venir. Et à article discutable, réponse discutable…

Tout rédacteur doit maîtriser l’écriture Web (bis)

“Internet est qu’un média de plus. Les rédacteurs doivent se l’approprier, non seulement en écriture, mais également en conception”, nous dit Jean-Yves Garel. Je suis aussi d’avis qu’un rédacteur ne peut pas se permettre de marginaliser son écriture en se présentant uniquement comme rédacteur en print.

L’avenir de la rédaction est au multimédia, et il faut savoir se plier aux avancées de son métier. Je suis encore étonné de voir des rédacteurs totalement réfractaires au Web ou incapables de m’en citer quelques-unes des contraintes. Ceux-là sont “out” ; ce n’est pas de la méchanceté mais de la lucidité.

Par écriture Web, pour rappel, j’entends une nouvelle modalité d’écriture intégrant des notions d’ergonomie de contenu, de search engine optimisation (SEO) et d’efficacité informationnelle.

Tout rédacteur Web doit maîtriser les contraintes du référencement (bis)

“La prise en compte des contraintes de référencement fait dorénavant partie intégrante des fonctions de toute personne écrivant pour un support on line” : évident. Un nouveau facteur entre en ligne de mire pour le rédacteur. Goo… Goo… Ok, vous voyez de quoi je parle.

J’ai déjà publié de nombreux articles sur les fondamentaux du SEO Copywriting, soit la rédaction optimisée pour un positionnement optimal sur le(s) moteur(s) de recherche. Par exemple, 19 conseils pour rédiger un texte commercial ET optimisé pour le Web.

Tout le talent du rédacteur est de produire des contenus aussi séduisants que naturels et spontanés, tout en appliquant les recettes incontournables du référencement naturel. Parce que le référencement naturel, ça passe aussi par du linkbaiting, n’est-ce-pas ?

La rédaction Web est seulement une compétence, pas un métier

Là, je me lâche sur une opinion personnelle. Je crois dur comme fer que la rédaction Web n’a pas la prétention à être un métier. Et pourtant : je pratique la rédaction Web. Pour Jean-Yves Garel, “les contraintes du référencement constituent une compétence marginale pour le rédacteur”.

Je n’irai pas jusqu’à faire de la SEO une compétence secondaire. Sur le Web, rédaction et optimisation ne font qu’un. Indissociables d’accord, mais ils ne représentent tout de même pas, à mes yeux, un métier à part entière. Quel concepteur-rédacteur multimédia est prêt à être “réduit” au seul rôle de rédacteur Web, connaissant l’étendue des missions accomplies dans son métier ?

Les chefs de projet aiment dire à leurs clients qu’ils ont un rédacteur Web sous la main. Ça sonne pro à l’oreille. En réalité, il manque une dimension de conseil à la rédaction Web, ne serait-ce que dans l’appellation. Au quotidien, je définis des stratégies créatives, j’organise l’information, je rédige, j’anime, je promeus, je veille… Et par-ci par-là, je fais de la rédaction Web. Naturellement.

Qu’en pensez-vous ?

Le référencement est un savoir-faire spécifique

Cri du cœur d’un professionnel de la communication éditoriale : “Laissez le référenceur faire son job”. Contrairement à ce que croient – ou à ce qui arrange – certains professionnels et clients, un rédacteur Web ne vous mettra pas en première place de Google si le secteur est fortement concurrentiel.

Un rédacteur Web ne vérifie pas la propreté du code de la page. Un rédacteur Web n’optimise pas le squelette de votre site. Un rédacteur Web ne gère pas votre stratégie de netlinking et n’indexe pas vos pages dans différents moteurs et annuaires. Un rédacteur Web propose un contenu optimisé, sachant que les facteurs d’un bon référencement naturels sont, entre autres :

  • Les liens naturels (backlinks)
  • La qualité du code
  • La qualité du contenu
  • L’ancienneté (moins certain) et la régularité de publication

A lui seul, le rédacteur Web ne peut remplir les objectifs d’un référenceur. Le référenceur a une vision globale de la stratégie à adopter et des facteurs techniques à prendre en compte en SEM (Search Engine Marketing). Je ne dis pas que le rédacteur-référenceur n’existe pas, puisque certains – rares – professionnels présentent des talents de ce type… je crois simplement que ces spécialités distinctes méritent une distinction et un travail d’équipiers, dans la plupart des cas.

À terme, la rédaction Web doit intégrer un métier plus stratégique

Jean-Yves Garel conclut avec une réflexion ouverte sur le métier de référenceur, qu’il verrait bien intégré à celui… d’intégrateur. Je prends donc le contre-pied. Pour moi, la rédaction Web doit être l’une des compétences d’un métier plus consistant, celui de Webmaster éditorial ou de chef de projet éditorial. Bref, un métier ou l’on ne fait pas que “rédiger”.

Je sais que le métier n’est pas évident à définir, comme le remarquait récemment Eve. Je compte d’ailleurs sur vous pour y contribuer… Me viennent personnellement à l’esprit une conceptrice-rédactrice Web & chef de projet junior (Aurélie pour ne pas la citer) ou encore une jeune chargée de e-marketing formée à la rédaction Web (Bénédicte). Autant vous dire que ce sont ces profils-ci qui deviennent les références des recruteurs.

Alors… Quelque chose à critiquer, ajouter, discuter ? Vos commentaires sont les bienvenus :-)

Visuel par Daniel Gebhart sur Flickr

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