Après Antoine Dupin, c’est Carole Bietry Rodesch, conceptrice-rédactrice en publicité qui partage avec nous ses meilleurs conseils sur la création d’un portfolio : « Le book, la carte de visite d’un Directeur Artistique ? Pas seulement, le book est aussi celle du Concepteur Rédacteur. D’un seul coup d’oeil, il en dira plus long sur vous que tous les longs discours que vous auriez cru bon de rédiger pour vous présenter. Il est à l’image du CR, il va droit à l’essentiel et est impactant. A quoi doit-il ressembler, que doit-on y mettre, voici quelques pistes pour vous guider. » Si vous vous prenez la tête devant un ersatz de portfolio, prenez une pause et lisez la suite
Pour toi, comment se présente un book ?
Carole – Tout d’abord, le book est un concentré de nos réalisations, c’est ce sur quoi on est supposé être jugé. Des réalisations, on en a toute une collection, et pour peu qu’on aie travaillé pour des supports différents, ça va du site web complet au flyer. Seulement voilà, comment faire cohabiter tout ça ?
Je dirais qu’on doit avoir plusieurs versions de book, dont au moins une sur « papier ». Au cours d’un entretien, il se feuillette comme un livre. L’intérêt réside dans le fait qu’il a une texture, les travaux sont matérialisés et en ayant soin de produire des originaux, on permet à l’interlocuteur de pénétrer au coeur même de notre savoir-faire.
Sur la forme, je crois que c’est là que se révèle la créativité de la personne. Pour ma part j’ai choisi la formule « scrapbook » qui me permet de faire cohabiter le texte et l’image, mais aussi de donner corps aux concepts.
Une autre version est en toute logique attendue en ligne, surtout pour les acteurs du web. Site web dédié, blog, tout est exploitable, à condition de ne pas en faire un fourre-tout. Si en prime c’est interactif, alors là… Notez que désormais on peut inclure dans un pdf de l’animation flash et video. On sous estime le pdf, qui ne sert pas qu’au print.
Que doit-on mettre dans un book ?
Sans hésiter : le meilleur ! C’est un concentré, mettre tous les textes d’un site web ou toutes les pages de la Bible n’aurait aucun sens. Si l’on a eu la chance d’être primé pour ses réalisations, elles doivent apparaître. Sinon on peut ajouter des travaux personnels, même réalisés en stage, mais en gardant à l’esprit qu’il faudra justifier de cette mise en avant. Le tout doit permettre d’appréhender les compétences de la personne à tous les niveaux : conception, rédaction, mais aussi capacités d’adaptation, créativité.
Les projets que l’on a préférés sont aussi à porter au book, pour des raisons variées, qui peuvent porter sur le sujet du brief, le client, ou ce qu’on en a retiré d’un point de vue personnel comme l’enrichissement de sa culture ou la qualité du travail d’équipe. Ce sont un peu les coups de coeur…
Quelques conseils de « pro » à ajouter ?
Soigner la qualité de son book, jusqu’au moindre détail. De façon générale, je dirais qu’il est à envisager comme n’importe quelle production d’un CR, c’est à dire avec empathie. Si vous étiez recruteur, qu’attendriez vous de voir et de ressentir en consultant ce book ? Mettez vous dans sa peau, et oubliez ce que vous, vous voulez dire, cela vous donnera une autre vision.
De la même façon quand vous rédigez une accroche, un texte, ou pensez à un concept, n’oubliez jamais la cible, c’est elle qu’il faut convaincre, et vous ne saurez jamais mieux la convaincre qu’en devenant elle. Qui elle est, ce qu’elle pense, ses habitudes, son vocabulaire, sa culture, voilà ce sur quoi vous devez vous appuyer.
L’empathie est selon moi la qualité première d’un CR, puis son ouverture d’esprit et son envie de toujours apprendre, tout cela allié au désir permanent de faire rêver et de donner envie de…
Tags : book, carole bietry rodesch, concepteur-rédacteur, PORTFOLIO


Pourquoi ne pas réaliser son book version storytelling ?
C’est possible pour des outils aussi étrangers (à priori) aux histoires que les Powerpoint (voir : http://storytelling.over-blog.fr/article-25524437.html), alors ce devrait aussi l’être pour un book.
Stéphane Dangel a récemment publié un post : Barbie à 50 ans : une sale histoire
Parfois, il faut même préparer un book correspondant à une agence (pour lui plaire spécifiquement) ou à un annonceur (avec des références équivalentes à son domaine d’activité). Personnellement je vote pour le book on line, consultable à volonté ; et puis comme ça, j’arrive les mains dans les poches ;p
Claimset a récemment publié un post : Bonjour tout le monde !