Depuis plus d’un an et demi, j’ai beaucoup parlé de conception-rédaction, de créativité, de rédaction Web… Mais jamais des compétences essentielles à toute personne qui souhaite se faire sa petite place dans le métier. On peut lister plus d’une vingtaine de savoir-faire et savoir-être, sans souci. Selon moi, voilà les 5 fondamentaux qui constituent le terreau de la conception-rédaction :
- L’inventivité, la souplesse et la facilité rédactionnelle : être capable de produire vite et bien des contenus spontanés, séduisants, pertinents…
- L’imagination disruptive : être capable de déverrouiller sa pensée et de voir le monde comme un enfant, avec un regard neuf…
- La connaissance et la maîtrise des usages : être au fait des évolutions des médias, des principaux modes de comportement des cibles / utilisateurs, des technologies de l’information…
- La culture générale : être un « je sais tout », pour reprendre l’expression de Roger Von Oech (Créatif de Choc !) boulimique de nouveautés, parce que chaque connaissance peut devenir une idée, 6 jours, 6 mois, 6 ans plus tard…
- Le tempérament d’un créateur : être entreprenant, s’engager dans toutes sortes de projets extra-professionnels (blogging, scénarisation, création artistique, etc) pour valoriser ses passions.
Vous ajouteriez quelque chose à cette short-list ?
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Tags : écriture, concepteur-rédacteur, conception-rédaction, copywriting


Merci pour cette short-list. On retrouve des conseils qui se révèlent finalement « logiques » mais certainement indispensables
Bonjour,
Je ne comprends pas bien le dernier point, notamment la nécessité de « valoriser ses passions ».
Comme je suis un puriste, je rajouterais dans le premier des cinq fondamentaux… l’orthographe ! Je suis toujours perplexe et affligé de lire des contenus où les règles les plus élémentaires de la langue française ont purement et simplement disparu. Pour certains clients c’est rédhibitoire et il ne me semble pas inutile de le rappeler.
J’ajouterai certainement le « sens de l’argumentation »… Tes 5 fondamentaux font effectivement sens lors de la phase de conception rédaction (ahhh..! Ce mot m’horripile de plus en plus !!), mais souvent le plus gros du travail reste dans la présentation et la « vente » dans son sens le plus large.
Je fais souvent le parallèle avec le métier d’avocat, qui trouve les preuves, rédige et met en scène son plaidoyer (en interne puis avec le client)… C’est peut-être ce qui fait la différence entre un bon CR et un très bon CR (sans avoir la prétention de maitriser cet art si délicat…) ?
je pense que tu as vraiment fait le bon bilan par tes 5 points, de tes études et contacts , une pensée de maman !!!!!!
Pas mal comme choix de 5 fondamentaux! C’est vrai qu’il faut beaucoup de qualité et il ets toujours dur de leur donner un ordre d’importance. Cependant ma propre expérience m’incite à proposer un point qui me semble crucial : la curiosité et une connaissance à 360 degré. C’est à dire la connaissance des métiers liés à l’activité de concepteur -rédacteur : imagerie / design / technique..;Le concepteur est souvent seul pour réaliser nombre de tâches diverses et variées , il lui faut donc faire appel à d’autres « talents ». Savoir ce qu’implique une demande faite auprès d’un graphiste ou d’un monteur, d’un real ou d’un modeler 3D, (les exemples sont infinis) c’est important : pour la connaissance et la culture généralle en premier lieu, ensuite pour le respect de ceux à qui l’on demande de bosser et de nous aider, et aussi pour l’entretien du réseau, car lorsque les gens se rendent compte que vous connaissez votre sujet et respectez leur boulot, et bien ils auront tendance à vous aider plus souvent et à se mettre plus facilement en 4 pour vous.
Une question de respect et de reconnaissance en somme, mais qui facilite grandement le travail en le rendant plus intéressant (la curiosité ça dynamise une journée mine de rien)
J’ajouterais le « tact ». Parce que le plus difficile est souvent de bousculer un peu le client pour le convaincre qu’il a intérêt à s’ouvrir un peu plus, à communiquer plus naturellement. Pour lui cela représente un risque (imaginaire mais il ne le réalisera que plus tard).
Avoir les bons arguments est indispensable, mais ne suffit pas toujours, si on ne parvient pas à trouver les mots qui vont aider le client à changer son regard sur la situation, et qui vont également l’aider à défendre à son tour le projet, face à ses équipes / à son management.
@Nate : de rien



@Al Kanz : Tout simplement, il faut savoir transformer son métier en quelque chose qui a une valeur et démontre son savoir-être.
@larrycroft : c’était sous-entendu dans mon premier point, je vois mal un concepteur-rédacteur avec des lacunes en orthographe
@GilR : « De la conception à la stratégie, la frontière est souvent mince… » tout est dit dans ta baseline !
@maman : une pensée très généreuse
@Harguile : C’est juste, et ta remarque m’a fait réfléchir aux relations que j’ai avec mes collègues, ceux avec qui l’échange est naturel, et ceux avec qui le courant ne passe pas… parce que les univers respectifs ne se comprennent pas totalement. Finalement, je crois qu’on en revient au fait que le (bon) concepteur-rédacteur doit être extrêmement polyvalent et très spécialisé
@Fred Reillier : mon dicton : « Avant d’écrire, apprenez à penser ». Complètement d’accord !
Faut-il vraiment avoir des connaissances en graphisme pour être cr ?