On tombe de plus en plus rarement sur des contenus Web (très) mal architecturés. C’est un signe rassurant pour l’avenir de la rédaction Web. Mais l’exemple d’aujourd’hui permet justement de rappeler une contrainte essentielle de la rédaction Web : la clarté.

Dans le contenu ci-dessous, mettons de côté l’auteur qui, à mon avis, n’a rien à voir dans la mise en page choisie par l’éditeur. Ce qui compte ici, c’est la structure de l’information. Aucune découpe, un bloc de texte monolithique. Ce qui convient parfaitement à une brève de 300 signes provoque ici une gymnastique visuelle désagréable.
- Typo standard trop petite
- Espacement insuffisant
- Absence de chapô
- Absence de paragraphes
- Absence d’intertitres
Rappel : un contenu texte online n’est pas un article de presse, ni une composition littéraire. Il faut qu’il respire et invite à une navigation fluide. Tout est question de lisibilité visuelle (pour la lisibilité « intellectuelle », passons). Vous connaissez certainement les célèbres 25% ? 25%, c’est la perte de vitesse de lecture quand on passe du papier à l’écran.
Seul point positif, ne soyons pas ingrats : le texte non justifié qui facilite le mouvement de lecture en marquant clairement le repère de fin de ligne. Un texte non justifié est plus pratique pour l’utilisateur si les colonnes sont moyennes à larges et que le contenu est dense.
J’en profite pour partager avec vous cette présentation récente de Luc Legay (découverte via Webusage.net), simplement intitulée « Rédiger pour le Blog ». L’auteur y décrit les enjeux de la publication de contenus online en prenant appui sur des données reconnues et des exemples journalistiques :
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Tags : écrit web, contenu optimisé, ergonomie web, rédaction web, rédiger pour le blog, texte web



La lisibilité « visuelle » est certes pourrie, mais contrairement à toi, j’en rajoute une couche sur le contenu !
Lorsque la lisibilité visuelle est mauvaise, la lecture DOIT être intéressante pour « éventuellement » pallier. Ici, j’ai lâché prise à la 3ème phrase. j’ai zappé, quoi…
Par contre, je ne connaissais pas la présentation de Luc Legay, elle est très bien.
Je suis daccord avec tes remarques sur l’extrait de texte que tu as mis en évidence.
Contrairement à Alain, je pense que l’on ne peut pas dire que l’on contrebalance le manque de lisibilité par de la forme car tout texte, aussi intéressant soit-il, ne sera pas lu s’il est illisible, peu clair et fatiguant à la lecture.
On peut faire la parallèle avec l’oral où un discours sur un ton monocorde perdra son auditoire plus rapidement qu’un discours plus simple mais avec un ton plus dynamique.
A titre personnel, je trouve ce blog intéressant et s’il ne me convenait pas je ferais comme tout lecteur qui n’est pas content j’irais voir un autre blog (ou j’enverrais un mail directement à son auteur sans attaque personnelle dans ses commentaires). Je dis ça en tant que simple lecteur.
@Alain Robert : c’est vrai qu’en se penchant sur le contenu, on voit bien que le discours lui-même n’est pas hiérarchisé. Ca pourrait (conditionnel) éventuellement sauver la mauvaise architecture de l’ensemble. Mais là, c’est carrément un contre-exemple.
@Benoît : je suis tout de même d’accord avec Alain (en partie). Certains éditeurs publient de très bons sujets mais avec une approche « print ». Je les lis quand même. Mais la présentation m’énerve.
Ton exemple avec l’oral parle de lui-même, c’est un bon parallèle.
[...] Contenu Texte Web : Exemple d’un contenu anti ergonomique [...]
OK, on apprend ça à l’école Estienne en cours du soir :
le bloc de gris monolhite fait fuir
c’est vrai pour le web
mais aussi vrai pour
les articles de presse, ou les compositions littéraires qui ne doivent pas etre + grises parce que venant du print.
Merci pour ce blog bien suivi
David