Rédaction Web ? Ok, mais alors juste un rappel des fondamentaux
Incroyable vendredi : 4 personnes qui me demandent exactement la même chose en moins de 10 heures, à savoir… “Quand est-ce que tu comptes parler de rédaction Web ?” Je dis incroyable aussi parce que des dizaines de sites traitent ce sujet, et que je préfère, quant à moi, vous le présenter de façon plus subtile :-/ en l’intégrant dans mes actus ! Mais bon, puisque l’on me presse d’en parler plus régulièrement, je vous livre ici un petit rappel des bases du Webwriting.
Ne cherchez pas à devenir “rédacteur Web”
On ne fait pas qu’écrire sur le Web. En tant qu’éditeur Web, on construit des pages “utilisables”, c’est-à-dire des pages dont l’architecture est pensée de A à Z pour s’adapter à l’ensemble des contraintes liées à Internet : référencement, lecture sur écran, hypertextualité, etc. L’éditeur Web est à la fois ergonome, référenceur et rédacteur professionnel. C’est un Webmarketeur initié à un ensemble de problématiques, qui vont bien au-delà de la rédaction traditionnelle.
Apprenez les bases du HTML
Si vous ne connaissez rien à l’HTML et que vous voulez devenir éditeur (ou rédacteur si vous voulez) Web, il est temps de vous plonger dans l’HTML pour les nuls. Pourquoi ? Héhé… Parce que l’HTML est le langage de mise en forme et de mise en valeur du texte (non, je ne confonds pas avec la CSS, messieurs les intégrateurs web). Si vous voulez construire un contenu cohérent, efficace, lisible et bien référencé, il ne suffit pas de coller votre word dans un éditeur wysiwyg. Vous devrez choisir intelligemment vos balises html, à l’image des balises de titres et intertitres <h1> et <h2>, des balises de mise en exergue <i> et <strong>, de liens <a href=”…”>, de citations <blockquote>, etc.
Commencez à retoucher vos photos
C’est bête, mais vos lecteurs aiment avoir des visuels bien intégrés à vos contenus. Et votre bande passante souffrira moins si vous diminuez le poids de vos images, en les passant à 72 dpi par exemple. C’est très basique, mais je vous conseille quand même de prendre contact avec Photoshop.
Pensez hypertextuellement
Comme le dit si bien Joël Ronez, “toute page éditée, accessible n’importe où [...], en côtoie 20 milliards d’autres” et des poussières. Autant d’accès à votre information et à celles qui y sont liées, présentes sur d’autres pages, d’autres sites, français ou étrangers… Ouvrez des portes sur des approfondissements, imaginez votre page comme un récit à tiroirs. Citez vos sources !
Ecrivez de manière modulaire
Au-delà d’un plan en pyramide inversée, utile dans tous les sens du terme (pour les internautes et le référencement), il s’agit d’écrire de manière modulaire, c’est-à-dire de manière à faire vivre les contenus de façon quasi-indépendante. Je m’explique : contrairement à un dossier sur support papier, homogène et linéaire, un dossier online se caractérisera par des contenus certes complémentaires, mais relativement autonomes. Normal, parce qu’à l’inverse d’un livre, un site Web est une masse d’information morcelée… un réseau de contenus reliés les uns aux autres par l’hypertextualité. Bref, chaque contenu doit pouvoir se suffire à lui-même, et être complété par des liens explicites, incitant à une exploration plus profonde du sujet !
Ayez le réflexe “moteurs” et “référencement naturel”
A quoi bon être lisible si vous n’êtes pas visible ? C’est un peu la morale du référencement. Un bon éditeur Web est aussi un technicien du texte, un stratège de l’organisation et de la mise en exergue des termes ou expressions-clés de ses contenus. Dans l’ordre des missions qui peuvent être confiées à l’éditeur web :
- Sélectionner les termes les plus pertinents pour un site dans le cadre d’une optimisation pour les moteurs de recherche, en auditant la concurrence et les requêtes des internautes ;
- Choisir une ou des URL (nom de domaine) optimale(s), c’est-à-dire adaptée(s) à l’objectif de positionnement du site sur les moteurs ;
- Renseigner les titres et les métadonnées (keywords, descriptions, balises <alt> des images) pour chaque page du site en question, en respectant les standards du Web et en positionnant chaque mot-clé de façon réfléchie ;
- Concevoir ou revoir des contenus visibles (pour les internautes) optimisés pour le référencement, mission qui nécessite de se pencher sur des notions comme la redondance, la proximité, la densité ou le poids des termes-clés…
Pour résumer, le référencement est le nerf de la guerre de l’édition (ou rédaction) Web. Vous ne pouvez pas passer outre.
Travaillez pour vos lecteurs !
La redite du jour : on ne lit pas aussi facilement sur un écran (perte de lisibilité de 25% environ), et les yeux des internautes ont tendance à être bondissants. Les internautes recherchent une information immédiate, explicite, concise, objective. L’internaute lambda n’accorde que quelques secondes à chaque page, le temps de déterminer, en un coup d’œil, si la source est pertinente. L’objectif de l’éditeur Web sera donc de faciliter l’accès à l’information principale, le plus tôt possible, en obtenant une confiance naturelle du visiteur. Il fera aussi ressortir les points-clés de son contenu avec des mises en exergue textuelles ou une architecture de page savamment étudiée.
Histoire de conclure…
Il y a énormément de choses à dire concernant la rédaction Web, et d’autres personnes publient sur ce thème. Le mieux, donc, est de vous conseiller des lectures. Voici des références très complètes :
> Le dernier livre de Joël Ronez, L’Ecrit Web, Traitement de l’information sur Internet
> Frédéric Rauss, La Rédaction Web
> Jean-Marc Hardy, 44 conseils pour bien écrire sur le Web
Si vous avez des questions ou que vous souhaitez apporter des précisions sur la rédaction Web, laissez vos commentaires. Une petite discussion pourrait être la bienvenue.
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Tags: édition web, rédaction web



















